La Mini Transat

LA MINI TRANSAT 2017

En septembre 2017, environs 80 petits bateaux s’élanceront pour traverser l’Atlantique sans assistance, avec à leur bord, une seule personne. C’est bien ce défi qu’Estelle Greck s’est lancée avec son mini 6,50 baptisé Starfish. Cette aventure sportive et humaine a révélé les plus grands marins…

Mais au juste qu’est ce que la Mini Transat 2017 ?

« Il faut bien l’admettre que c’est une drôle d’idée :

Traverser l’Atlantique en solitaire à bord d’un voilier de 6,50 mètres…

Pourtant, depuis 36 ans, plus de 850 marins l’ont fait. Amateurs ou professionnels, inconnus ou futures stars, ces femmes et ces hommes ont tous fait un véritable choix de vie : participer à la traversée océanique la plus solitaire qui soit. Une course certes, une aventure et un voyage surtout.

Lorsque l’eau douce, la nourriture et les voiles sont à bord, il ne reste guère plus de deux mètres cube pour trouver abri. Autant s’accommoder du ciel comme toiture. L’histoire de chacun d’entre eux commence bien avant la sortie de la baie de la Rochelle. Il a d’abord fallu trouver un bateau ou le construire, l’apprivoiser, le façonner pour qu’il devienne le prolongement de son rêve. Viennent ensuite les premières courses : éprouver sa rapidité de manoeuvre, ses choix stratégiques et son habilité à jouer avec les éléments.

Si la flamme reste vive, il ne reste plus qu’à aller chercher un avant-goût de solitude en se mesurant au parcours de qualification que tous les marins qui s’élanceront sur l’Atlantique doivent effectuer : 1 000 milles sans escale en Méditerranée ou en Atlantique.

Les méandres de la route qui mènera à la Martinique sont maintenant derrière eux. Un océan de silence s’ouvre devant leurs étraves. Après le départ de la deuxième étape, à Gran Canaria sur l’archipel des Canaries, les marins plongent dans une solitude totale, sans contact avec la terre durant près de trois semaines. Toute la magie de la Mini Transat est là, dans l’aboutissement de cette quête. Seuls au monde, avec le ciel, la mer et leur surf de six mètres cinquante sous les pieds.

Ensuite, tout n’est qu’histoire de glisses sans fin et d’alizés, de brises et de couchers de soleil incandescents, de rencontres avec des dauphins ou des nuées de poissons volants. De plénitude totale et de désespoirs absolus aussi…

Au ponton à La Martinique, ces garçons et ces filles au teint buriné, un premier cocktail dans la main, auront tous dans les yeux une petite flamme qu’on ne retrouve que chez ceux qui sont allés au bout de leur rêve et de leur passion.

La Classe Mini est fière de les aider à le réaliser. »

Olivier Avram, Président de la Classe Mini (2011 – 2013)

mini transat estelle greck

©Simon Jourdan

©Eloi Stichelbaut

©Eloi Stichelbaut

mini transat estelle greck

©Simon Jourdan